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Les piétons âgés plus à risque
Canoe
6 Avril 2010
Canada
Les deux tiers des piétons happés mortellement en 2009 à Montréal
étaient des personnes âgées. Devant ce constat accablant, le
Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) intensifie ses
efforts de sensibilisation auprès des 55 ans et plus.
C’est
d’ailleurs devant une salle bondée de gens du troisième âge que
le SPVM a lancé sa campagne de sécurité des piétons, mardi, aux résidences
Habitations Nouvelles Avenues, à Montréal.
Des
18 piétons tués lors d’accidents l’année dernière dans la métropole,
12 sont des aînés. La police n’arrive toutefois pas à expliquer
pourquoi autant de personnes âgées font partie des victimes.
«Est-ce
que c’est parce qu’en vieillissant, les gens marchent moins vite?
Est-ce que c’est parce que leur ouïe et leur vue deviennent plus
faibles avec l’âge? C’est difficile d’identifier une seule
raison», indique Stéphane Lemieux, chef de la Division de la sécurité
routière et de la circulation du SPVM.
Rencontrée
sur le boulevard Pie-IX, la Montréalaise Nina Demkowich soutient que
les automobilistes devraient se montrer plus compréhensifs à
l’endroit des gens du troisième âge. «Plusieurs automobilistes
n’ont pas l’air de comprendre que les personnes âgées marchent
plus lentement et que ça nous prend plus de temps pour traverser la
rue», dit la vieille dame, qui ne se déplace jamais à pied sans sa
sœur.
Un
bilan qui s’améliore
Selon
les données des policiers montréalais, 27 piétons sont morts en
2006, 24 en 2007 et 18 en 2008 et 2009. Par contre, 87 piétons ont été
gravement blessés l’an dernier, comparativement à 78 en 2008.
Enfin, pas moins de 1248 piétons ont subi des blessures légères après
avoir été happés par une voiture en 2009, soit 29 de moins que
l’année précédente.
L’entrée
en vigueur de la nouvelle limite de vitesse de 40 km/h dans plusieurs
secteurs de l’île de Montréal pourrait contribuer à améliorer le
bilan routier, croit l’inspecteur-chef Lemieux. «Habituellement, ça
prend entre six mois et un an avant de voir des changements au niveau
des statistiques», fait-il cependant remarquer.
«Mais
c’est évident que le 10 km/h de moins peut faire une grande différence.
Un piéton happé à 50 km/h pourrait perdre la vie, alors qu’à 40
km/h, il est possible que ce même piéton s’en tire seulement avec
des blessures», ajoute l’inspecteur-chef.
Stéphane
Lemieux estime également que la diminution du nombre de décès chez
les piétons depuis 2006 est en partie attribuable à la création
cette année-là d’une escouade de 133 policiers affectée
exclusivement à la circulation.
Baptisée
«Zéro accident», l’opération de sensibilisation du SPVM se
poursuivra jusqu'au 31 octobre. Au cours de cette période, les
policiers organiseront diverses activités de prévention.
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