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Une revue des lois sur la protection juridique des personnes âgées pour un impact plus
important
All Africa
26 janvier 2010
Burkina Faso
Le 22 janvier 2010 à l'ABMAQ, s'est tenu un atelier sur la revue des lois sur la protection juridique des personnes âgées au Burkina Faso. Organisé par Promo Femmes/Développement Solidarité, ce séminaire dont les travaux ont été ouverts par Amina Ouédraogo, Médiateur du Faso, a permis la restitution et l'amendement d'une étude en la matière, et de faire des propositions et des recommandations pour une meilleure protection des personnes âgées, notamment les femmes, au Burkina Faso.
"Les jeunes d'aujourd'hui seront les personnes âgées de demain." L'on remarque cependant que des personnes du troisième âge, pour la plupart des femmes, sont violentées et exclues parce qu'elles n'ont ni appui, ni accès aux services de conseillers juridiques. Il est donc nécessaire de se demander, à l'instar de Clémentine Ouédraogo, Directrice des programmes de Promo Femme/Développement Solidarité (PFDS), "de quel arsenal juridique dispose la justice et l'ensemble des praticiens du droit pour protéger les victimes et restaurer leurs droits, quelles sont les insuffisances et les pistes de solutions que nous pouvons proposer aux autorités pour améliorer la protection juridique des personnes âgées, et des femmes en
particulier".
Pour répondre à de telles interrogations, un consultant juridique, en la personne du juge Pascal Zombré, a réalisé une analyse des cadres juridiques généraux en vue de faire des recommandations qui permettront d'assurer la protection des droits légaux des personnes âgées et des femmes affectées par les accusations de sorcellerie en particulier. Cette étude rentre dans le cadre du projet de promotion des droits des femmes âgées et leur accès leur accès aux services sociaux au Burkina Faso, initié par Helpage international (HAI), PFDS, la Croix-Rouge du Burkina (CRBF) et l'Association pour la promotion de la femme et de l'enfant
(APF).
Afin de restituer et amender les résultats de cette étude et faire des propositions et des recommandations à même d'améliorer la protection des personnes âgées au Burkina Faso, un séminaire a été organisé le 22 janvier 2010 à l'ABMAQ à Ouagadougou. Ledit atelier a eu comme participants des juristes et des praticiens du droit, des parlementaires, des personnes ressources, des représentants des personnes âgées, et des représentants des différents ministères concernés. Officiellement ouverts par Amina Ouédraogo, Médiateur du Faso, les travaux de cette rencontre ont permis de valider les résultats de l'étude, de mieux connaître les textes et lois sur la protection juridique des personnes âgées au Burkina, de discuter et d'adopter des propositions de solutions et des recommandations pour pallier les insuffisances de ces textes et lois. Toutes ces propositions seront transmises aux autorités compétentes en matière d'élaboration de lois, car des textes existent, certes, mais ils ne sont pas suffisamment clairs en ce qui concerne l'exclusion des personnes âgées.
En effet, selon le consultant, les textes doivent exprimer clairement l'interdiction de discriminer les personnes âgées et prévoir les différentes sanctions à infliger aux éventuels coupables de violence et de discrimination à l'égard des personnes du troisième âge. Une telle précision dans les textes, ainsi que leur vulgarisation, sont d'autant plus importantes que les conséquences de ce phénomène deviennent de plus en plus inquiétantes, et quelques faits et chiffres l'attestent. Une étude menée en 2006 par HAI et le ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale a montré qu'environ 90% des femmes bannies se suicident, et il est aisé de remarquer que l'ignorance et le manque de protection perpétuent la persécution.
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